DEFENDONS LE 1ER MAI FERIE, CHOME ET PAYE POUR TOUTES ET TOUS !

Le gouvernement et le patronat veulent nous faire travailler le 1er mai. Une proposition de loi sera débattue à l’initiative du groupe Renaissance (macroniste), appuyé par LR et le RN, le 10 avril prochain à l’Assemblée nationale pour s’attaquer au caractère férié universel du 1er mai et étendre les critères de dérogation.

Le 1er mai est le seul jour chômé du calendrier. C’est le seul jour férié sur les onze que comptent notre calendrier où on ne travaille pas mais où on est obligatoirement payé.

Le 1er mai n’est pas un jour férié comme les autres. C’est une date internationale qui commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs. Remettre en cause le principe de cette journée, c’est remettre en cause plus d’un siècle d’histoire sociale et de conquêtes collectives.

Les partisans du projet de loi prétendent que la loi serait en faveur des petits commerces, C’est faux, es petits commerces peuvent déjà ouvrir, à condition de ne pas faire travailler leurs salarié-es ce jour-là. Et les secteurs indispensables, comme les hôpitaux, la restauration etc., travaillent déjà le 1er mai. La loi profitera donc aux grands groupes, à commencer par ceux de la grande distribution.

C’est sur la base du volontariat. Les exemples du travail dominical et en soirée nous montrent que le volontariat est très théorique, voire qu’il est consubstantiel à l’embauche. Il n’est pas toujours facile de dire non à son employeur, notamment dans les petites entreprises dépourvues de représentant-es du personnel. Et demain, posera-t-il même la question ? Au contraire, les dérogations ont tendance à s’étendre et à devenir la règle.

Ce sera payé double. On travaillerait désormais le 1er Mai là où était payé auparavant sans avoir à travailler donc cela sera payé… comme un jour ordinaire de travail !

MOBILISONS-NOUS VENDREDI 10 AVRIL POUR DEFENDRE LE 1ER MAI !

À Paris à l’appel de plusieurs syndicats dont Solidaires et la CGT, un rassemblement est prévu à partir de 8 h 30 devant l’Assemblée nationale, au métro du même nom.

Rien n’est inéluctable ! L’adoption de cette loi a déjà été repoussé en janvier dernier et celle visant à faire ouvrir les boulangeries sept jours sur sept vient d’être retirée.

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